Tournée internationale !

* Tournée Internationale ! *

Voici la mise à jour des dates officielles de mes représentations à travers le monde pour les mois à venir :
- Du 11 au 12 mars : 17ème Championnats Open d'Asie à Hong Kong (sold out) ;
- Du 14 au 16 avril : 42ème Championnats d'Australie de Kendo à Canberra ;
- Du 11 au 14 mai : 28ème Championnats d'Europe de Kendo à Budapest ;
- Du 22 au 25 juin : Championnats de Kendo des Etats-Unis à San José, Californie.

mardi 31 octobre 2017

Verdicte

Après m'avoir fait gracieusement poireauter pendant presque un mois, j'ai enfin la réponse officielle toute en nuance de la hiérarchie (délivrée, comme il se doit, par un bourreau de bas étage ; on ne dérange pas les grands pontes pour effectuer les sales besognes) : il n'y aura pas de vacance de Noël pour moi, c'est « inacceptable ». On a pris la peine de me préciser : « si tu insistes et que tu renouvelles ta demande, la compagnie sera obligée d'accepter, mais ça ne sera pas la peine de revenir prendre ton poste en Janvier ».

J'ai eu peur, j'ai cru un instant qu'on ne me laissait pas le choix...


Comme on se l'entend dire d'en haut en France ces derniers temps, c'est tellement mieux quand la loi te laisse la possibilité de négocier tes conditions de travail au cas par cas avec ta hiérarchie dans l'entreprise : tu te sens tout de suite plus libre, plus flexible, plus disponible.

lundi 30 octobre 2017

L'Esprit d'entreprise

Champagne ! Aujourd'hui mon brillant patron a découvert la différence entre les ventes et les bénéfices grâce à un petit cas pratique ; il aurait apparemment réalisé récemment dans un éclair de géni que même si le Grand A. F., vénéré manager de légende (béni soit son nom), faisait un maximum de ventes, il faisait peu de bénéfice sur chaque vente car il gardait les prix très bas. Nous au contraire, on nous reproche de vendre très peu tout en nous imposant des prix très élevés (au moins +33% à marchandise égale que les prix pratiqués par les ventes domestiques, auxquelles on nous compare tout le temps en nous traitant d'incapables). Mais du coup, il est finalement apparu que... même faisant peu de vente on faisait quand même pas mal de bénéfice, comparativement. La magie des mathématiques.
C'est en discutant avec un collègue aujourd'hui qu'il a eu l'illumination... après nous avoir descendu comme des merdes en réunion extraordinaire vendredi dernier en nous expliquant par A + B qu'on était des fainéants et de très mauvais vendeurs pour réaliser si peu de ventes, là où l'ancienne équipe était tellement forte (il ne s'est pas gêné au passage pour balancer des faits approximatifs et mêmes quelques mensonges éhontés pour étayer sa démonstration sauvage, fidèle à sa stratégie générale : plus c'est gros, plus ça passe).

C'est bien quand même pour un patron d'entreprise internationale de finir par se mettre un peu aux principes de base du commerce... Si ça pouvait lui éviter avec le temps de nous râper régulièrement les noyaux sur la base de son ignorance, ça serait aussi formidable.

vendredi 20 octobre 2017

Retour au Fondement

Pendant longtemps j'ai pris ma pause de midi vers deux, voire trois heures de l'après-midi, pensant qu'il valait mieux finir les choses importantes de la journée avant de m'absenter pour manger, et surtout n'osant pas trop quitter les lieux avant que les plus anciens aient eux-mêmes finit de manger. Comme il faut assurer des rotations pour qu'il y ait toujours quelqu'un présent au bureau, ça pouvait repousser les horaires de repas assez loin si les autres décidaient aussi de partir un peu tard.

Contre toute attente (quoique ?), il a été pointé du doigt récemment que manger à des heures aussi tardives donnait une mauvaise image de notre équipe. En peu de mot, il paraîtrait que ça nous fait encore passer pour des fainéants, de s'autoriser des breaks à des heures aussi incongrues. Moi qui croyait étaler mon zèle, je ne faisais en fait que violer une fois de plus sans vergogne la bienséance et l'étiquette de l'entreprise. On aurait dû le savoir : tout est histoire d'équilibre au Japon. Ni trop tôt, ni trop tard.

Alors aujourd'hui, je suis parti à midi pétante, tels que le veulent désormais nos horaires de repas imposés par décision collective. Sur le chemin de la sortie, mes clés en main et mon casque sous le bras, je croise le patron, qui comme d'habitude n'est guère au courant de ce qui se passe dans ses locaux. "Tu vas où" qu'il me lance abruptement, avec sa courtoisie et son tact coutumiers. Des fois que je m'autoriserais des petites pauses de promenade en scooter, comme ça, au milieu de ma journée de travail. Bien mon genre.

J'ai jamais eu autant envie de répondre "Dans ton cul !" à quelqu'un de ma vie.

vendredi 13 octobre 2017

To be or not to be... Japanese

En bossant un peu mon japonais aujourd'hui, je tombe sur cet article du NHK News Web (= de l'article de journal à mon niveau !), so typiquement japonais :


Outre cette propension incessante des Japonais à sans cesse se tourner autour du nombril en questionnant leur identité et "ce que c'est que d'être Japonais", le plus souvent à travers des milliers d'interrogations parfois nettement plus narcissiques que celle-ci, ce qui m'interpelle particulièrement dans ce cas précis, c'est qu'on peut relever un détail révélateur de la pensée japonaise sur la question : dans l'article, ils écrivent systématiquement "Kazuo Ishiguro" en katakana, soit une transcription phonétique normalement réservée aux noms étrangers qui ne peuvent par définition pas s'écrire en caractères chinois... sauf que Kazuo Ishiguro, bien que de nationalité anglaise, a un nom complètement japonais qui peut parfaitement s'écrire en caractères (石黒一雄, voir l'article Wikipédia le concernant) ! Bien que naturalisé Britannique, il est né au Japon (pas loin d'ici d'ailleurs, à Nagasaki) !

Je ne saurais trop dire si c'est fait pour maintenir le suspens ou pour répondre à la question par avance, mais à mes yeux, c'est surtout une marque de cet esprit particulier qu'on retrouve très souvent dans l'île : t'es sorti du cercle ; tu es devenu étranger. Quoi que tu fasses à présent, tu ne pourras plus jamais te défaire de cette teinte qu'on devine en filigrane, et qui te marquera toute ta vie. Comme si être Japonais était une pureté que la moindre exposition à l'extérieur, physiquement, géographiquement, annulerait systématiquement par une contamination bénigne, mais néanmoins irréversible, incurable.

mardi 10 octobre 2017

金寿司 (Kinzushi)

Aujourd'hui, j'ai été invité dans le meilleur restaurant de sushi DE TOUT LE JAPON. Si. C'est le magazine CREA Traveller qui l'a dit !

Pas besoin d'aller bien loin, il est juste à Kumamoto, en plein centre-ville ! 😁


La photo est pas très bonne, mais les sushi évidemment étaient délicieux.

Z'avez la mort, hein ? 😈