Tournée internationale !

* Tournée Internationale ! *

Voici la mise à jour des dates officielles de mes représentations à travers le monde pour les mois à venir :
- Du 11 au 12 mars : 17ème Championnats Open d'Asie à Hong Kong (sold out) ;
- Du 14 au 16 avril : 42ème Championnats d'Australie de Kendo à Canberra ;
- Du 11 au 14 mai : 28ème Championnats d'Europe de Kendo à Budapest ;
- Du 22 au 25 juin : Championnats de Kendo des Etats-Unis à San José, Californie.

dimanche 28 mai 2017

OKLM

Tout juste rentré de soirée après un cours de salsa en ville, je me déguste un petit verre d'umeshu maison du coiffeur en attendant que ma popote mijote. Le papy m'a bien dit et redit de boire son breuvage "rokku" (on the rock). Il a insisté lourdement avant de me confier sur un air entendu une grosse bouteille d'un litre et demi ; c'était la seule condition du deal, sa pierre de touche.
A la première gorgée, j'ai compris pourquoi : ça serait un crime d'aller y foutre des bulles et des arômes chimiques dans ce liquide. Cette petite merveille doit être deux ou trois fois plus forte que son équivalent commercial, mais nom d'une prune que c'est bon !

La vie n'est pas si moche.

jeudi 25 mai 2017

Coiffeur

Aujourd'hui, je suis allé chez le coiffeur...

Umeshu maison...

jeudi 11 mai 2017

Business Trippin'

Un ami m’a rappelé un jour que dans « Human Ressources » le mot important c’était « Ressources ».
A l’inverse, il faut bien garder en tête que le mot important dans « Businesse Trip », c’est « Business ».

Pour tous ceux donc qui pensent que voyager à travers le monde c’est nécessairement une partie de plaisir, ou pour tous ceux qui ont paniqué parce que leurs vacances allaient être retardées de 24 heures à cause d’un vol manqué, voici l’histoire de ma petite réaction en chaîne à moi :

Les préparatifs de mon déplacement à Budapest pour les Championnats d’Europe ont commencé il y a plus d’un mois. Avant même d’aller visiter nos amis australiens à Camberra. Durant la semaine passée, qui a constitué la dernière ligne droite avant l’évènement, j’ai non seulement aidé à tenir notre stand à Kyoto tout en gérant le service client des Ventes Internationales à distance, mais j’ai aussi dû m’occuper de tous les préparatifs de dernière minute, la publicité, les affiches, les prix, la publication des logos, la sponsorisation de l’évènement et ainsi de suite. A cause du mariage d’un des employés de l’équipe domestique, je me retrouve pour la première fois seul à faire le déplacement.

Le bus de Kumamoto à Fukuoka n’est pas un problème. Le vol domestique jusqu’à Haneda non plus. Mon bagage est même loin en dessous de la limite de poids, et j’embarque tranquille. L’intrigue se corse quant à Haneda le vol pour Doha prend 40 minutes de retard. A ce moment là je ne réalise pas encore, mais ma correspondance au Qatar me laisse un battement d’une heure tout juste pour aller d’un avion à l’autre. Et aussi du terminal A au terminal D. Je me rassure à la sortie de l’avion en voyant un membre du staff avec un gros panneau « Budapest » : je suis attendu, tout va bien. En plus, on a rattrapé une partie du retard en vol. Nous voilà parti pour un rush à travers l’aéroport ; on passe la sécurité interne sur une file prioritaire, et je m’enfuis aussitôt dans la navette qui m’emporte à l’autre bout du complexe. En cours de route je me signale à un nouvel agent qui prévient ses collègues de mon arrivée par radio. Moi qui me sentais plutôt bien pris en charge, je déchante vite quand j’arrive enfin à destination : les portes d’embarquement sont fermées, l’avion sur le départ. Le jugement dernier à sonné, pas de Paradis pour vous : vous irez en enfer.
C’est sans appel évidemment, et on me met sur le prochain vol pour Budapest. Jusque là je ne m’en fais pas trop, c’est la procédure classique et puis je me doutais bien qu’on n’allait pas me laisser moisir en plein milieu du désert. J’ai même droit à un bon pour un petit déjeuner et un repas gratuit au resto central de l’aéroport (parce qu’ici il est encore 6h du matin à ce moment-là, et même si j’ai d’autres chats à fouetter, j’avoue que j’ai quand même la dalle, alors le geste est apprécié). Finalement ça n’irait pas si mal, jusqu’à ce que je m’enquière des horaires du prochain vol : départ à 13:35 pour une arrivée à… 18:10. Les 6 heures d’attente à l’aéroport de Doha (5 étoiles), ça ne me fait pas peur. J’ai vu pire et j’ai de quoi m’occuper, et puis c’est très bien arrangé ici. Mais avec un tel délai, je peux dors et déjà dire adieu à l’installation de mon stand aujourd’hui comme prévu. Moi qui me disais que même en étant tout seul j’aurais des heures pour organiser les choses à l’avance tranquillement, tout ce beau plan s’effondre : il faudra transporter et installer plus de 100 kg de matos et 6 sets d’armure aux yeux de tous en même temps que tous les compétiteurs des 40 délégations internationales arriveront demain matin pour un des plus importants championnats du monde. La grande classe ; le professionnalisme exemplifié.


Je sens que je vais aimer ma journée de demain.



Ooooh ! Les effrontés !

mercredi 3 mai 2017

Still Life

Chers lecteurs, aujourd'hui je renoue le dialogue. Mon grand rêve idéaliste depuis deux mois, c'est de rattraper le temps et les récits perdus d'un grand moulinet de baguette magique, mais il est aujourd'hui évident que ce ne sera plus possible dans un monde régit par les lois de la physique, même quantique. Alors je me contente d'un petit billet à la volée pour vous donner une idée du pourquoi et du comment :

En effet, aujourd'hui je mérite sans aucun conteste mon titre d'employé japonais en explosant à la vitesse supersonique la barre des 16 heures travaillées payées mes 8 heures quotidiennes. Actuellement en déplacement dans le Kansai, je suis en effet chargé de tenir le stand All Japan avec deux collègues des ventes domestiques durant la semaine de la Kyoto Taikai. Levé à 5h30 on part à 6h pour clôturer les ventes vers 17h30 (sans pause repas, un client pourrait surgir). Je passe donc la journée à alpaguer le chaland dans les trois langues que j'ai le bonheur de connaître (il y a du francophone en goguette). Une fois rentré à l'hotel en début de soirée, je suis enfin libre d'attaquer mon travail de la journée en grignotant un sandwich : pilotage à distance de mon stagiaire par Facebook, préparation des championnats d'Europe avec son aide pour toute la partie design/publicité, gestion des réservations et de toutes les démarches administratives (expédition du matériel, douanes, passeports, frais de sponsorisation...), anticipation du voyage à San José pour les championnats des Etats Unis, réponse des mails courants et des questions anodines, petits messages de sympathie à deux ou trois relations tissées en Australie, négociations avec mon collègue de la maison mère qui me trash parce que j'ai glissé un dossier dans le mauvais casier, suivi de près de deux ou trois très grosses commandes de bons clients (on parle de l'espèce rare à quelques milliers de dollars, du genre qu'on ne peut pas se permettre de laisser passer par négligence)...

Alors voilà, j'avoue, je vous délaisse et le blog dépérit, mais il est 23h30 et je me lève à nouveau dans 6 heures pour remettre ça demain, donc je compte sur votre compassion pour comprendre qu'en ce moment, c'est pas le moment.

Et les Guardians of the Galaxy Vol. 2 qui sortent au Japon DEUX SEMAINES après le reste du monde ! Mais c'est quoi ce pays ? C'est un complot intergalactique ! Je hais la Terre entière !

Mais je vous aime quand même.

Live long and prosper.