Bientôt l’heure du renouvellement de visa qui approche. Les papiers de ma compagnie en poche, je dois
à nouveau aller affronter l’administrations japonaise. Arrivé à la mairie, j’en
retrouve les joies : panique mal dissimulée devant l’étranger qui approche,
seul et sans traducteur, puis on m’explique tout ce qu’on a à me dire de manière répétée en
articulant bien, comme si j’étais débile, et enfin on me dit tout se qu’il faut
faire et écrire où et comment, même quand on ne sait pas de quoi on parle et
que c’est moi qui ait raison de faire comme je fais, parce que bordel ! je
sais quand même écrire mon nom et mon adresse. Ensuite on veut absolument que
je sois Roberto Machin, parce que si, c’est quand même bien un nom de gaijin ça, Roberto Machin. Mais malheureusement non, je ne
suis pas Roberto Machin (y’a quand même fallu confirmer trois fois avant qu’on
me concède que je sache bien qui je suis). Donc il s’est avéré qu’en fait, je
ne suis pas encore enregistré pour la taxe d’habitation, puisque je n’étais pas
là au 1er janvier, et je ne peux donc pas recevoir le certificat
associé. Y’a plus qu’à espérer que les mecs du bureau de l’immigration à
Kumamoto soient pas trop cons et n’insistent pas pour que je produise ledit
papier malgré tout.
Quant à ce fameux bureau, ça va être une vraie promenade
pour s’y rendre : à 30 minutes en scooter de chez moi, il est ouvert
uniquement en semaine de 9h à 12h et de 13h à 16h. Au Japon. On croit rêver !
Même l’administration française ils osent à peine la faire celle-là !
Heureusement que j’ai des jours de congé à revendre pour m’occuper
de ça…