"Nos amis financiers préfèrent le calme d'un petit hôtel de charme au luxe tapageur des Hiltons, Sheratons et autres plazas..."
Et y'a une piscine.
Et j'ai pas mon maillot.
J'ai failli tuer le patron plusieurs fois depuis le départ (je ne compte plus en fait, c'est une sorte d'ambiance de meurtre généralisée), mais ça va. Aujourd'hui levé 5h, départ 5h30, installation 6h, fin des ventes et rangement 20h30, retour à l'hôtel après repas (dans un resto japonais, Dabeule You Tee Eff?): 22h. Payé comme une journée de travail normale of course, à répéter chaque jour pendant 3 jour sans dépasser les doses prescrites sous peine d'explosion mentale.
En dehors de ça j'ai vraiment cru qu'on allait mourir dans l'avion lors de la traversée du Pacifique; en plein milieu de l'océan, 15-20 minutes de turbulences comme j'en avais jamais eu, avec des décrochages à vous soulever les tripes. C'est long 15-20 minutes à se remémorer l'intégrale de Lost Les Disparus saison par saison et tous les films catastrophes et actualités tragiques de ces dernières décennies. A l'arrivée presque une heure de retard pour "problèmes d'appareil" ou je ne sais quoi, et un itinéraire en zigzag sur la carte du monde. Comme quoi, tous les boulons ne devaient quand même pas être si bien serrés que ça, et le capitaine pas si serein.
Sinon, c'est le pays de rêve pour ma Maman à moi: une chaleur à crever, une atmosphère sèche de canicule, un brin de vent de temps en temps pour agiter les pages des bouquins, des cocotiers ça et là, et l'océan pacifique à moins d'une heure de route. Ma chère mère, tu as raté ta vocation : il fallait naître Californienne.
God bless America

